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Voyage en side car au Maroc 72

Publié par : pierre49590 le 03/01/2026
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Elle s’allongea paresseusement sur le lit, prenant une longue bouffée de sa cigarette avant de souffler lentement la fumée au plafond. Puis, après une pause, elle tourne légèrement la tête vers moi, un sourire fatigué mais amusé aux lèvres.
— Bon, comme promis… Tu veux vraiment tout savoir ?
Je me contentai d'un hochement de tête.
— Alors écoute bien, parce que celle-là, mon chou, elle vaut son pesant d'or.
Elle marqua une pause, comme pour se donner le temps de choisir ses mots, puis elle reprit, sa voix glissant doucement dans la nuit.
— J'arrive chez Younes en début d'après-midi. Le patron très sympa m’a trouvé un taxi pas cher du tout…
Il m’attendait. Visiblement excité, mais pas du tout fébrile comme la première fois avec toi, tu te souviens ? Tu sais, il a ce petit truc à la fois fragile et insolent, cette façon de sourire qui donne l'impression qu'il sait déjà comment les choses vont se passer. Mais là… il était différent.
Elle écrasa sa cigarette dans le cendrier, puis se retourna légèrement vers moi, le regard pétillant.
— Il avait un calme étrange, un peu déroutant. Comme s'il voulait prendre son temps, s'assurer que chaque instant compte. Il m'a regardé sans bouger, un long moment, et putain… j'ai senti cette tension. Elle passe sa langue sur ses lèvres avant de reprendre.
— Au début, c'était tendre. Il me caressait comme si j'étais une chose précieuse, avec cette délicatesse presque trop parfaite. Mais je sentais que ça bouillonnait en lui. Et puis, il a craqué. Il m'a pris comme s'il voulait me marquer. A vie. Il était si… intense. Plus sûr de lui, plus animal que la première fois.
Elle a eu un sourire perdu dans ses souvenirs.
— Et bordel, j'avais oublié à quel point il était bien monté…
Elle rit doucement en voyant ma réaction, puis leva les mains en signe de confession.
— Non mais sérieusement, c'est… démesuré. La première fois, j'avais mis ça sur le compte de la surprise. Mais là… Je l'ai redécouvert sous un autre angle.
Elle soupira d'aise, s'étirant encore, puis reprit, plus bas :
— Le pire, c'est qu'il sait s'en servir, le voyou. Il ne va jamais trop vite, jamais trop lentement. Il prend son pied à voir l'effet qu'il me fait, il joue avec cette foutue attente, et quand il y va…
Elle se mordilla la lèvre avant de souffler :
— Putain, j'en ai encore des frissons. Quels coups de queue ! Devant, derrière, dans ma bouche ! Et tout ce sperme, ces flots de sperme qui n’en finissaient pas, jaillissant par saccades, puissantes, chaudes, goûteuses, succulentes…
Elle tourne la tête vers moi, le sourire au coin des lèvres.
— Tu m'en veux pas, hein ?
Je reste silencieux, attendant la suite.
— Bref… Après l'après-midi à me faire grimper aux rideaux avec son corps de danseur et son sexe de taureau, j'étais déjà dans un état second, il m’avait à demi démontée. Enfin quand je dis à demi, disons aux trois quarts !
Et en fin d’après-midi, presqu’en début de soirée, Karim est arrivé.
Elle rit encore doucement, mais cette fois avec une pointe d'ironie.
— Là, je me suis dit : "Ok, ma fille, t'es dans la merde, tu vas prendre un maximum. Mais tu sais, toi… J’adore ça en fait !"
Elle reprit une cigarette et l'alluma, profitant d'une nouvelle pause avant de continuer.
— Karim, c'est pas Younès. Lui, il entre dans une pièce et il prend l'espace. Il n'a pas besoin de parler pour te faire comprendre qu'il est là. Le mâle dominateur…Et il m'a regardé, comme il sait si bien le faire, avec cet air de mec sûr de lui, mais presque méprisant, comme si je n’étais qu’une des femelles de son troupeau. Rien à voir avec Younes i.
Elle expira la fumée lentement, comme pour accompagner son souvenir.
— Il a juste souri et il a dit, d’un air carnassier : "On dirait que mon petit frère s'est bien occupé de toi."
Elle rit en imitant sa voix, avant de reprendre plus doucement :
— Il s'est approché du lit, et là… Il n'a pas eu besoin de demander. Il savait déjà que j'étais prête. Il s'est immédiatement installé derrière moi, sans même se déshabiller, la braguette ouverte, son énorme sexe dressé, et Younes devant, à genoux, et…
Elle s'interrompit, me regardant d'un air entendu.
— Et là, ça a été le début d’une nuit interminable, plus que la dernière encore !
Elle se redressa légèrement, en jouant avec les plis du drap.
— Tu sais ce qui m'a surpris ?
Elle se tourne vers moi, plus sérieuse.
— Ils n'ont jamais, jamais eu le moindre geste l'un envers l'autre.
Je fronçai légèrement les sourcils.
— Ah bon ?
Elle hocha la tête.
—Ouais . Moi, après ce qu'on a vécu ensemble, je me disais que ça allait être pareil. Que dans la fièvre du moment, ils finiraient par se chercher un peu, par se frôler volontairement, s’embrasser, se caresser, peut-être même s’enfiler… Tu vois ?
Je hochai la tête, comprenant où elle voulait en venir.
— Oui, oui, je vois très bien… Enfin j’imagine connaissant bien mes lascars sur ce plan.
— Mais non. Rien.
Elle passa une main dans ses cheveux, pensive.
— Ils étaient parfaitement coordonnés, coordonnés attentivement à moi, dans moi, leurs sexes se touchant forcément, hein ? Se frottant… Ben mais entre eux… Rien. Pas un regard équivoque, pas un frisson, pas un de ces moments où on sent que quelque chose pourrait basculer.
Elle fit une pause, comme si elle revivait intérieurement cette scène.
— Alors j'ai essayé. Une caresse sur Karim en passant sur Younes. Un mouvement plus prêté, plus sensuel, pour voir… J’ai même frotté leur queue l’une contre l’autre. Mais non. Karim me voulait, et Younes me voulait, mais eux entre eux, c'était juste… Juste, je dirais une action menée de concert.
Elle haussa les épaules.
— Je crois qu'ils n'y ont même jamais pensé, soufflai-je.
Je laissai échapper un léger soupir, trouvant sa question presque candide, amusé par sa naïveté venant de cette femme experte en réduits, mais aussi par l’énormité de la question qu’elle soule ...

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Mots-clés : Histoire 100% vécue, Bisexuel