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Voyage en side car au Maroc 34

Publié par : pierre49590 le 02/04/2025
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Cher(e)s ami(e)s
Une nouvelle fois, merci pour votre fidélité et vos notes. Je ne m'arrête pas aux quelques zéros—qui pèsent bien peu face à tous vos 4 ! Ce ne sont que des réflexes de mauvais coucheurs, frustrés ou désabusés. Pourquoi persistent-ils donc à me lire ?
Ce que j'apprécie surtout, ce sont vos messages personnels et nos échanges toujours enrichissants. Comme je vous l'ai déjà mentionné, ces textes s'inscrivent dans un roman en cours d'écriture. Au départ, j'ai cru bon —compte tenu de la ligne éditoriale du site—de privilégier des passages plutôt « hard ».
Mais à la lecture de vos retours, je constate que beaucoup d'entre vous apprécient aussi les atmosphères, les descriptions du contexte, l'exploration des sentiments… Et vous avez raison.
On peut vite se lasser des récits où l'on découvre le string du plombier après deux lignes, un rendez-vous bascule en orgie après quelques mots, un autostoppeur qui se fait limer à peine monté en voiture…. Je ne critique pas : chacun son trip. Mais ce n'est pas le mien.
Ne soyez donc pas surpris si, dans les prochains épisodes, vous ne trouverez pas exclusivement du cul. J'ai une vision personnelle des relations humaines, où l'ambiance et le contexte sont primordiaux, et surtout expliquent les comportements vrais des personnes.
Encore merci à vous, en espérant que la direction que je prends vous conviendra…


Complètement assouvis, cette fois-ci, nous laissions nos corps s'étendre et s'abandonner à la douceur des derniers rayons de l'après-midi. L'air tiède portait encore les effluves chlorés de la piscine, mêlés à l'odeur de nos peaux chauffées par l'extase et la paresse. Dans ce silence complice, seul le clapotis discret de l'eau rompait parfois le fil de nos pensées, tandis que nous récupérions nos souffles, nos esprits, méditant en secret sur ces instants merveilleux que nous venions de partager.
Younes finit par se redresser, un sourire fatigué mais fier accroché aux lèvres. Il s'étira comme un félin repu, puis se leva avec l'aisance naturelle de ceux qui n'ont plus rien à prouver.
- Je vais nous préparer un dernier thé, lançant-t-il d'une voix chaude avant de disparaître en direction de la maison.
Je le regardai s'éloigner, son corps encore vibrant d'énergie malgré la langueur qui pesait sur nous. Puis je sentis un frisson léger parcourir ma peau lorsqu'une main douce se pose sur mon moi. Elle s'était tournée vers moi, le visage détendu, empreint d'une satisfaction pleine et sincère.
- Pierre… souffla-t-elle, son regard accroché au mien.
Je me taisais, attendant la suite, curieux de ce qu'elle allait dire. Elle tirera une dernière bouffée de sa cigarette avant de l'écraser négligemment sur le rebord du carrelage. Puis elle se rapprochait légèrement de moi, son corps encore tiède contre le mien, et reprit :
- Je voulais te remercier… Pour ce que tu m'as offert. Toi et.... Younes.
Elle marqua une pause, ses doigts effleurant distraitement ma main, comme si elle cherchait à ancrer ses mots dans la réalité.
- Tu sais, j'ai eu beaucoup d'amants dans ma vie. Des jeunes, des fougueux, des insatiables… Mais lui… Lui, c'est différent. Ce n'est pas seulement son corps ou son énergie, c'est cette manière qu'il a d'être là, de se donner tout entier, avec cette candeur brute et insolente à la fois… Une fougue si violente qui n'a pas encore été domptée. C'est…
Elle hésita, cherchant ses mots, puis sourit, comme amusée de son propre trouble.
- C'est unique.
Je la regarde sans rien dire, laissant le silence accueillir son aveu.
— Et je ne suis pas près de l'oublier… ajouta-t-elle enfin, son sourire s'étirant doucement.
Elle se laissa retomber contre le matelas, bras ouverts, le regard perdu dans l'azur du ciel qui s'embrasait de reflets cuivrés.
- C'est drôle… Je suis venu au Maroc tant de fois, croyant tout connaître des plaisirs qu'il pouvait m'offrir. Mais ce soir, j'ai compris qu'il me restait encore tant à découvrir.

Je souris à mon tour, amusé et ému par la sincérité de son aveu.
Le silence retomba entre nous, complice, serein. Et quelque part dans la maison, le bruit léger du métal tinta contre la porcelaine. Younes préparait le thé. Comme il aurait été flatté d’entendre cela !
Elle reprit, cette fois avec un brin d'hésitation, comme si elle pesait ses mots avant de les laisser s'échapper :
— Et… tu connais beaucoup de beaux mâles comme lui ?
Un léger sourire flottait sur ses lèvres, entre malice et curiosité sincère. Puis, après une courte pause, elle a ajouta, plus audacieuse
- J'aimerais bien tenter à plusieurs… quatre. Pourquoi pas ? Ou plus encore ?
Je ne fus pas surpris. Madeleine était une femme de désirs assumés, une femme qui osait, qui ne s'embarrassait ni de pudeur feinte ni de conventions inutiles. Sa demande n'était pas une provocation, ni même une simple fantaisie, mais l'expression d'une envie qu'elle voulait explorer.
Je pris une bouffée de ma cigarette et laissai la fumée s'élever lentement dans l'air tiède avant de répondre :
Je lui parlais de Daoud , mûr, ancré dans sa virilité et ses certitudes, mais avec moi, d'une tendresse infinie. Il n'était pas une simple aventure, ni un simple plaisir charnel. Entre lui et moi, c'était une histoire profonde, enracinée dans les silences et les regards. Un amour adulte, serein, bâti sur des expériences vécues, sur la conscience du temps qui passe. Il aimait comme un homme qui a déjà traversé la vie, sans illusions mais sans retenue non plus. Avec lui, tout était complet, entier, rassurant et brûlant à la fois.
Puis j’évoquais de Karim , plus lointain, plus difficile à cerner. Karim était un demi bisexuel , préférant certainement les femmes et allant avec les mâles que comme pis-aller. Lui, c'était le jeu avant tout, la conquête, le plaisir sans lendemain. Nos moments ensemble étaient un peu des défis, des affrontements, une tension sous-jacente entre domination et soumission, un équilibre fragile qui ne reposait que sur le désir pur. Avec Karim, je ne partageais pas cette connexion émotionnelle que j'avais avec Daoud. C'était physique, brut, intense, mais jamais sentimental.
Et enfin, il y avait Younes , le plus jeune, le plus audacieux, qui assumait tout . Il était pleinement bisexuel, totalement à l'aise avec ce qu'il était, sans calcul, sans masque. Avec lui, tout était instinctif, naturel, sans besoin d'excuse ou d'explication. Il allait où son désir le portait, sans peur ni compromis. Il prenait autant plaisir anal qu’avec sa verge. « Tu t’en es bien rendue compte, je pense » ajoutai-je.
Je lui précisais que j'étais conscient de ma chance, une chance presque insolente d'avoir croisé une famille où ces questions-là semblaient glisser sans heurter, sans provoquer de véritables interdits. Là où ces relations auraient provoqué des barrières infranchissables ailleurs, ici, elles s'épanouissaient dans une forme de non-dits acceptés, de silences complices, comme si, sans jamais être évoquées ouvertement, elles trouvaient naturellement leur place dans l'équilibre de chacun.
Mais surtout, je lui avouai mon plus grand défi : le fait que chacun ignorerait tout de mes relations avec l’autre. Younes ne savait pas pour son père. Daoud ne savait pas pour ses fils. Karim ignore tout de Younes et de son propre père. Et moi, je jonglais entre eux avec la précision d'un équilibriste, sachant qu'un seul faux pas pouvait tout faire s'effondrer.
- Tu comprends, Madeleine ? dis-je en la regardant dans les yeux. C'est un jeu dangereux. Si je voulais les réunir… il faudrait que je brise ce fragile édifice.
Elle m'observa, pensive, mesurant enfin l'ampleur de la situation. Puis, dans un murmure amusé, elle souffla :
- Eh bien… Il faut croire que tu es un homme exceptionnel pour être parvenu à garder un tel secret…
Elle se rallongea lentement, pensive, et ajouta, un sourire indéchiffrable aux lèvres :
- Oui, bien sûr. J’imagine mal ce secret voler en éclats.
Elle tourna son regard vers moi, un éclat amusé dans les yeux.
- Alors un par un, à ton rythme… et en même temps avec toi, puisque tu as l’air d’aimer ça... dans tous les cas, ça me va...
Elle se rallongea, bras croisés derrière la tête, savourant l'idée qui venait de naître dans son esprit. Puis, dans un soupir presque voluptueux, elle conclut :
- Après tout, pourquoi se priver de plaisirs si bien partagés ?
Nous prîmes le thé comme une bande d’amis réunis au tour de la piscine.
- Bon, Younes, il va falloir qu’on y aille.
Madeleine se rhabilla en se refaisant une beauté avec une bosse et son miroir, pendant que j’enfilais mes affaires.
- Bon, je vais mettre au moins mon short car il faut que j’aille vous ouvrir le portail. Vous pouvez passer par celui de devant puisque tu n’es pas seul Pierre. Les voisins ne jaseront pas comme ça.
Madeleine préféra s’installer plus confortablement dans le panier du side.
- Je vais aller vous ouvrir, déclara Younes.
J’étais déjà assis, moteur tournant, Madeleine à mes côtés.
Younes ne put s’empêcher de l’embrasser fougueusement une dernière fois, allant jusqu’à lui peloter carrément les seins.
- Putain Younes, soit raisonnable, t’as eu ta dose non ?
Ce faisant, il se releva, ne pouvant cacher une vigoureuse érection, en dépit de son large short de footballeur élimé.
- Pierre, sois sympa, t’as deux minutes quand même ...

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