La chaleur de la nuit équatoriale enrobait la chambrée comme une seconde peau humide. Allongé sur le lit de camp, nu, je sentais le drap collé à mon dos, mes cuisses, mon ventre, chaque pli épousant les contours de mon corps comme une membrane vivante. Le brasseur d’air tournait au-dessus de moi en un ronron hypnotique, soulevant la moustiquaire qui ondulait mollement, sans jamais parvenir à dissoudre la moiteur étouffante. L’odeur du serpentin anti-moustique, âcre et sucrée comme du caramel brûlé, se mêlait aux effluves de savon militaire rance et à cette senteur animale persistante – un mélange de sueur séchée, de poussière incrustée dans les pores, et de cette note musquée qui trahissait les corps ayant marqué cet espace avant moi.
La porte de la chambrée, entrouverte sur l’obscurité, laissait filtrer les bruits feutrés du camp endormi : un rire étouffé quelque part près des latrines, le grincement métallique d’un sommier, le bourdonnement obsédant des moustiques se cognant contre la toile tendue. J’avais éteint la lumière une heure plus tôt, mais mes yeux, accoutumés à l’obscurité, distinguaient encore les contours flous des objets, baignés dans une lueur bleutée et lactescente.
Quand I. franchit le seuil, ce fut sans le moindre bruit. Juste un frottement à peine perceptible de semelle sur le ciment, puis le cliquetis sec de la porte qu’il referma avec une lenteur calculée, comme s’il redoutait de réveiller les ombres. Il resta un instant immobile, adossé au battant, tendant l’oreille aux bruits de la nuit comme un fauve aux aguets. Dans la pénombre, sa silhouette se découpait avec une netteté presque irréelle : épaules larges et anguleuses, bras musclés par des années de labeur, hanches étroites sous l’uniforme froissé.
Je me redressai légèrement sur un coude, le cœur battant plus vite, captivé par la précision chirurgicale de ses gestes.
Il commença par défaire les boutons de sa veste de travail, dos tourné. Le premier bouton, légèrement oxydé, céda avec un déclic sec, révélant une bande de peau sombre et luisante juste au-dessus de la clavicule. Le deuxième bouton libéra une partie de ses omoplates, où les muscles trapèzes, déjà bien développés, roulaient sous la peau à chaque mouvement. Le troisième bouton, plus serré, résista un instant avant de s’ouvrir, laissant entrevoir la ligne médiane de son dos, où les muscles dorsaux se dessinaient en une série de sillons nets et symétriques.
La veste glissa enfin de ses épaules, révélant un dos large et musclé. Ses omoplates, bien définies, se déplaçaient avec fluidité sous la peau lisse, tandis que sa colonne vertébrale, légèrement creusée, se dessinait avec précision. Une cicatrice pâle, fine et irrégulière, courait le long de son épaule droite, comme une ligne blanchâtre sur fond d’ébène. Les muscles latéraux de son dos, tendus et bien dessinés, se contractaient légèrement à chaque inspiration.
Il se retourna légèrement pour défaire sa ceinture, et je vis son profil : la ligne de sa mâchoire, légèrement carrée, et la courbe de son cou, où une veine jugulaire saillait légèrement. La boucle de la ceinture, en métal terni, produisit un cliquetis sec en s’ouvrant, et le cuir, usé et craquelé, glissa entre ses doigts avant de tomber sur le sol avec un bruit sourd.
Quand il fit glisser son pantalon le long de ses jambes, ses fesses apparurent, fermes et musclées, avec une légère courbure qui se terminait en une ligne nette vers ses cuisses. Les muscles fessiers, bien développés, se contractaient légèrement à chaque mouvement, tandis que la lumière bleutée de la lune accentuait les ombres entre les muscles.
Il plia une jambe pour retirer son sous-vêtement, et c’est alors que j’aperçus, de trois-quarts, son sexe en érection naissante. La base de sa hampe, épaisse et bien définie, émergeait d’une toison pubienne dense et bouclée, noire comme de l’ébène. Le gland, déjà légèrement gonflé, avait une teinte plus foncée que le reste de sa peau, et une veine saillante courait le long de sa hampe, pulsant légèrement au rythme de son cœur. Ses testicules, bien dessinés et symétriques, pendaient entre ses cuisses, leur peau légèrement ridée trahissant une excitation naissante.
La lumière bleutée de la lune accentuait chaque détail : les ombres creusées entre ses abdominaux, la courbe de ses pectoraux, et cette toison pubienne qui s’épaississait autour de son sexe, comme un cadre sombre et soyeux.
Il s’approcha du lit, et son odeur me frappa comme une lame : un mélange de sueur fraîche, de fumée de bois, et de cette note épicée, presque sauvage, qui n’appartenait qu’à lui. Sans un mot, il se coucha sur le ventre à côté de moi. Le matelas grinça un peu sous son poids, et je sentis la chaleur de son corps irradier contre le mien, comme une brûlure lente et envoûtante.
Le brasseur d’air continuait de tourner au-dessus de nous, comme une caresse légère.
Il se tourna vers moi, et ses doigts, calleux et chauds, effleurèrent mon épaule avant de descendre lentement le long de mon bras, traçant une ligne brûlante jusqu’à ma nuque. Ce simple contact me fit frissonner. Mais ce fut surtout son odeur qui me submergea, une odeur puissante et envoûtante, typique de ces corps africains marqués par le soleil, la sueur et la poussière des pistes. Ce mélange de musc sauvage, de sueur salée et d’une touche indéfinissable, presque minérale, me frappa avec une intensité inattendue. Ce n’était pas une odeur désagréable, bien au contraire : c’était une odeur vivante, primitive, qui évoquait les vastes étendues arides, les nuits étouffantes sous les étoiles, et cette force brute, presque animale, qui émanait de lui.
Je sentis son souffle contre ma peau, chaud et régulier, comme s’il avait parcouru des kilomètres sous un soleil de plomb pour arriver jusqu’à moi. Ce souffle, mêlé à cette odeur si particulière, me bouleversa profondément, réveillant en moi des souvenirs enfouis, des sensations oubliées, comme si chaque particule de son être portait en elle l’écho des terres brûlantes qu’il avait traversées. J’eus l’impression qu’il avait couru des kilomètres, non pas pour me rejoindre physiquement, mais pour me ramener avec lui dans un monde où tout était plus intense, plus réel, plus brut.
Je restai immobile, submergé par cette sensation unique, comme si son simple contact, son souffle chaud contre ma peau, suffisaient à m’arracher à ce monde étriqué de règles et de contraintes. Il était là, devant moi, avec cette présence à la fois rassurante et profondément troublante, cette aura de mâle presque animale, brute, que je ne retrouvais chez aucun de mes partenaires métropolitains. Ses muscles tendus sous une peau lisse et sombre, son odeur âcre de sueur et de poussière, ce mélange de force et de chaleur sauvage me firent frissonner. Ce n’était pas seulement le désir qui me parcourait, mais quelque chose de plus primitif, une fascination pour cette virilité sans fard, forgée sous des cieux brûlants et des nuits sans fin.
Je compris alors, une fois de plus, pourquoi ces hommes, ces paysages, et ces nuits étoilées m’avaient marqué à jamais. Il y avait dans cette présence, dans ce corps sculpté par le soleil et le labeur, une intensité que je n’avais jamais connue ailleurs.
Idriss incarnait cela : cette force tranquille et indomptable, ce mélange de rudesse et de douceur qui m’avait toujours attiré, bien au-delà des apparences civilisées. Et dans ce frisson qui me parcourait, il y ava ...
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